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UX Vault

Loi de Hick : pourquoi trop de choix fait fuir vos utilisateurs

Un menu de restaurant interminable, un panier abandonné, vingt boutons sur un écran : plus on propose d’options, plus la décision est lente. Une loi l’explique, et le design sait la traiter.

  • Lois UX
  • Charge cognitive
  • Prise de décision
« Trop de choix paralyse. » à côté d’un téléphone chargé de 20 boutons : le curseur hésite, le temps de décision affiche 8,4 s.

Un menu-livre dont les pages défilent par centaines de milliers, jusqu’à ce que le serveur propose un seul plat.

Vous avez déjà feuilleté, au restaurant, un menu interminable ? Des pages et des pages de plats, jusqu’au tournis. Et à la fin, vous demandez au serveur de vous proposer quelque chose.

Le même réflexe devant un panier

C’est exactement ce qui pousse un utilisateur à abandonner son panier : vous lui donnez beaucoup d’options, toutes en même temps.

Dans une app, pas de serveur

Le problème, dans une application, c’est qu’il n’y a pas de serveur pour vous aider à choisir. Vous vous retrouvez seul, face à une interface surchargée.

Un principe : la loi de Hick

C’est là qu’intervient l’une des règles les plus connues de l’UX design : la loi de Hick.

Ce que dit la règle

Formulée à partir des travaux du psychologue William Edmund Hick (1952), puis de Ray Hyman (1953), elle tient en une phrase : « The time it takes to make a decision increases with the number and complexity of choices. » Le temps qu’il faut pour prendre une décision augmente avec le nombre et la complexité des choix.

La paralysie du choix

Quand vous chargez un écran de vingt boutons et d’un menu sans fin, vous créez chez l’utilisateur ce qu’on appelle la paralysie du choix : il hésite, passe d’une option à l’autre, et ne décide rien.

Chaque option a un coût

Plus vous lui proposez d’options, plus sa charge cognitive augmente. La courbe de Hick est logarithmique : chaque option ajoutée coûte un peu moins que la précédente, mais le total ne cesse de monter.

Et elle décrit le meilleur des cas, des options que l’utilisateur connaît déjà. S’il doit lire chacune pour la comprendre, l’attente s’allonge encore.

Un utilisateur qui hésite est un utilisateur qui part

En UX, un utilisateur qui met trop de temps à choisir ne finit pas par choisir : il quitte l’application et en ouvre une autre.

Réduisez les options

En résumé : réduisez les options. Et quand il en faut vraiment beaucoup, deux techniques vous aident.

01 · Progressive disclosure

Montrez d’abord l’essentiel, et rangez les options secondaires dans des sous-menus : elles restent accessibles, sans peser sur la première décision.

02 · Smart defaults

Présélectionnez l’option la plus utilisée. La plupart des utilisateurs n’ont plus qu’à confirmer, et les autres gardent le choix.

Pensez à sa place

Le meilleur UX designer est celui qui réfléchit à la place de l’utilisateur, pas celui qui le laisse réfléchir.

Guidez-le pas à pas

Et guidez-le étape par étape, pour qu’il n’ait jamais le tournis.


Cet article reprend l’épisode N° 02 de notre série sur les lois UX. Prochain épisode : la loi de Fitts.